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lundi 8 novembre 2021

Lieurs d’univers

Plus que jamais, les combats font râge pour mener à bien la rébellion contre l’Ursupatrice.
Pourtant, les Semblables que sont Naya et Naïri s’interrogent sur le destin qui les unit et la suite à donner à leur mission, alors qu’Irïan semble lui aussi avoir son rôle à jouer…
Lieurs d’univers
Saïph Riguel 2021

Merci à Nats Éditions.

Je pense que je n’ai pas de chance avec cette saga. J’avais trouvé Semblables tellement inventif que j’avais eu une pointe de déception sur Le miroir qui était une continuité du premier, certes bonne, mais sans inventivité. Dans ce tome, il y a de l’originalité et de l’inventivité, mais j’ai été un peu mal à l’aise sur l’évolution de la relation de Naya et Naïri. Je m’explique.

Depuis le début, le terme de Semblable résonnait dans mon esprit comme « similaires », comme « jumeaux », donc dans ma tête je les avais assimilés comme frère et sœur. Alors, cela n’engage que moi et mon cerveau bizarre, mais pour le coup le fait de lire que Naya et Naïri se rapprochent, cela m’a bien perturbée quand même. Je n’ai pas adhéré à ce point.

Pourtant, c’était le côté un peu inventif, ils sont les lieurs d’univers, il y a toute une mythologie qui est développée derrière leur existence, et c’est le petit plus qui manquait au tome 2 pour passer de « mitigée » à « ah oui ! ». Là, on l’a, donc c’est bien. Même si pour moi, ça a été bizarre.

Et sinon, que dire ? Voici la conclusion d’une trilogie qui n’est pas banale. Cette fin est logique, dans la continuité des tomes précédents, on y croit tout à fait et ça fonctionne bien. Simplement, je pense que cette fin souffre un peu du découpage car, une fois la guerre terminée, le final représente presque un bon tiers du tome ! Et évidemment, si on remet dans le contexte que, au début, il s’agissait d’un diptyque, le découpage aurait été plus avantageux.

Du coup, je conseillerais à chacun de lire les trois tomes à la suite, histoire que tout soit parfaitement cohérent. Car, imaginez ! On a l'originalité du tome 1, qui est indéniable, puis on a le tome 2 qui continue à mettre en place l’univers et fait avancer l’histoire avec des péripéties en tout genre, et ce tome 3 qui conclut la saga en ramenant de nouveaux enjeux. Et là, on a un ouvrage unique et cohérent. Je pense que c’est la meilleure façon de profiter à fond de cette histoire hors du commun. Tentez donc le coup !

mardi 24 mars 2020

Le miroir

Leur combat contre l’usurpatrice faisant rage, Naya et Naïri luttent pour survivre et cherchent à sauver leur nouvelle protégée, cachée au sein du vaisseau Irïan.
Alors que la relation entre les Semblables se développe, ils devront pourtant accomplir leur devoir et éviter que Ispilăn ne tombe dans la guerre civile.
Le miroir
Saïph Riguel 2020

Merci à Nats Éditions.

Ma lecture du tome 1 avait été très particulière dans le sens où il s’agissait d’un manuscrit non publié. Alors, forcément, de voir la saga continuer son bonhomme de chemin, cela fait vraiment plaisir. Pour autant, j’avais plus apprécié ma lecture du premier roman. Je pense qu’il s’agissait d’un effet de surprise.

En effet, je ne savais alors pas de quoi il allait retourner dans cette histoire, et j’avais été agréablement surprise de découvrir un monde extrêmement complet et bien travaillé. C’est toujours le cas ici, mais je le connais déjà car il a déjà été introduit… et que rien de neuf n’y est apporté dans ce second tome. C’est à la fois bien car cela prouve que l’univers est bien acquis et que j’y ai bien adhéré. Mais, comme tout bon lecteur, j’en attends toujours plus (je sais, c’est facile de demander ! moins à faire…).

Alors, ce n’est pas forcément négatif : Le miroir est une bonne suite à Semblables, mais cela reste une suite. On aurait presque pu ne pas découper l’histoire en trois parties, en fait… et j’aurais préféré, car j’adore les one-shot. Trop de sagas dans ce monde de folie !

Sinon, au niveau de l’histoire : une continuité, mais non terminée (ben oui ! maintenant, il faut attendre le tome 3), quelques facilités avec certaines situations (mais ça ne gêne pas trop, c’est de l’aventure), des personnages qui surjouent leur rôle (ça, ça me gêne, mais c’est complètement personnel), et une histoire romantique qui se profile à laquelle je n’adhère pas du tout (ça aussi, c’est un avis entièrement personnel).

Ce texte est complet, il y a des choses à raconter, et l’on sent qu’il y a encore de beaux moments à passer en perspective. J’avoue que je me suis moins régalée dans ce tome que dans le premier, mais j’ai quand même hâte de découvrir la fin, pour voir où nous emmène Saïph Riguel. Et j’espère sincèrement être surprise par une fin originale ! On y croit !

lundi 4 décembre 2017

Semblables

Étudiante en astrophysique, Naya prépare sa thèse à l’observatoire du Cantal.
En cette nuit du 12 août 2012, la doctorante, son directeur de thèse et sa collègue observent les Perséides. Ce soir, rien ne va. Quand les météorites finissent par se dévoiler, ce n’est pas un caillou qui tombe dans le jardin de l’observatoire, mais un vaisseau aux allures d’insecte…
Irïan est venu chercher sa pilote.
Semblables
Saïph Riguel 2017

Merci à Saïph Riguel.

C’est une chronique un peu particulière que je vous propose aujourd’hui, car il s’agit d’une chronique que j’ai écrite il y a un peu plus de deux ans, et je vous la dévoile sans changement. Il y a deux ans, le livre dont je vais vous parler n’existait pas. Il n’a pas été publié, et seule Saïph Riguel et ses proches en ont eu vent. Et moi. L’autrice m’a en effet demandé de lui donner mon avis de blogueuse sur son ouvrage, afin de savoir si oui ou non il méritait d’être publié. Voici l’avis que je lui ai donné.

Dans le domaine de la science-fiction, on a tout vu, ou presque, et il est difficile de se démarquer. Pourtant, cette histoire est inédite et très originale. J’ai adoré suivre les aventures des semblables Naya et Naïri, qui tentent de faire tomber l’usurpatrice Cenilora, qui à la suite d’un coup d’état a pris le contrôle d’Ispilăn.

Certes, des histoires de révolutions, on en voit beaucoup. Mais le monde très particulier qui nous est présenté dans ce roman nous donne une impression de nouveauté, et je salue l’originalité de l’autrice. Elle n’a pas créé un univers, mais douze ! Je suis même d’ailleurs assez curieuse de découvrir l’univers des poissons ou des serpents ! Peut-être que ce sera pour la suite !

L’intrigue se tient et est tout à fait crédible. Les événements ont lieu en temps et en heure, et même si on ne comprend pas l’intérêt de certaines scènes dans le roman, on en apprécie toutefois chaque mot, ne serait-ce que par les dialogues entre les personnages, qui sont tous vraiment intéressants, ou bien grâce au style de l’autrice, qu’il me faut mentionner.

Le style est en effet très fluide et agréable et nous captive dès les premiers chapitres, qui donnent parfaitement le ton du livre, et j’ai aimé voir le souci du détail de l’autrice pour nous faire découvrir son univers : les évolutions d’insectes que sont les habitants d’Ispilăn utilisent quand même le féminin collectif à la place du masculin. C’est un détail, mais il fallait y penser !

Alors, oui, clairement oui, pour un petit passage chez un correcteur et une publication. Cette histoire m’a vraiment intéressée, et je veux lire la suite, je veux découvrir un peu plus les autres univers qui sont ici à peine évoqués. Et je veux voir d’autres chroniques de ce roman !